Monte et baisse, porcelaine, poulies et fil de coton, installation, 2017

 

Sur-Papier, sculptures en terre-papier, production FRAC Occitanie-Montpellier, 2019

Contre-courant, porcelaine enfumée et bois, sculpture, production Post-diplôme Kaolin ENSA Limoges, 2021
Vues de l’exposition personnelle « Berge aux porcelaines, vent. », août 2021, La Maisonnette, Saint-Julien-Molin-Molette (42), invitation d’ENOS

 

 

berge aux porcelaines, vent.
« Je me souviens des bancs d’argile émergeant de l’eau, luisants comme des dos de baleines. Nous sommes remontés plusieurs fois dans le canot : lorsque nous trouvions une coulées d’eau profonde entre les fonds qui se dénudaient, nous mettions le moteur en marche et foncions à travers ce labyrinthe d’argile.
Puis, nous sautions de nouveau à l’eau et, de nouveau, nous tirions le canot.
Autour de nous, un univers né de l’argile.
Argile des bancs de sable, argile grise, la plus tendre, la pus fine qu’il m’ait été donné de voir. Argile que rien, jamais, n’a effleuré ; argile primordiale, dans sa forme originelle, travaillée par l’eau jusqu’à devenir idéalement lisse ; argile s’accumulant, gonflant ici d’année en année, couche après couche, siècle après siècle ; argile vivant d’une vie sombre et aveugle, respirant d’un souffle primaire, lourd et cru ; principe mis à nu du monde où seuls de minuscules touffes d’algues iodées et des vers d’eau survivent en s’y accrochant…
Je me souviens d’un énorme envol noir et blanc de bernacles monettes déchirant de leurs ailes le canevas laiteux du brouillard….» 
p 170, éloge des voyages insensés, Vassili Golovanov, édition verdier, 2008

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